Le roman écrit par Roland Bacri (1)nous donne à la fois la nostalgie de notre passé mais ,grace au style primesautier de l'auteur , nous raconte gaiement ce que
fut l'histoire de notre ville , la vie de leurs habitants avant l'arrivée des Français et bien entendu , nous fournit une foule de renseignements historiques sur ce que fut "la prise
d'Alger" , après le fameux coup d'éventail... Une saga désopilante menée à grands coups de pataouète. Rien ne manque de nos habitudes, de nos travers, de nos qualités.
Le point final de cette cavalcade au travers de ces évènements tragi-comiques
est l'adieu à notre terre , tout entier dans ce poème .
Allez bon, ça va, elle est morte,
Oublie-moi s’il te plaît !
Quest-c’tu crois, je suis la coll’forte ?
En amour j’suis fair play.
J’avais cru qu’ti’étais mon beau rêve,
Tes passions, purée, ell’s sont brèves !
Quelle amère’ conclusion.
Ce n’était qu’illusion.
Allez bon, ça va, elle est
morte,
Marqu’dommage, on fait la
rupture,
Quand je pens’ l’existenc’ sereine
Que j’li avais préparée..
Elle aurait été comme un’ reine.
Ell’ me regrett’ra, purée !
L’incident, il est clos.
J’ai d’la peine mais c’est pas ma nature
Allez bon, ça va, elle est
morte,
Et ti'es indépendante.
Moi ici comment que j’me porte ?
Obligé j’me contente.
D’éclater en sanglots.
J’te souhait’ le bonheur !
Mon amour, pour toi, peu importe
Que tu m’as pourri le cœur !
(!) Editions Grasset et Fasquelle. Paris. 1988
par Marguerite
publié dans :
Lectures
1
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Les ciboriums
Les premières manifestations des chrétiens étaient de se réunir pour rompre le pain, écouter des lectures sacrées, pour établir la communion des fidèles, l’ecclesiae . Le lieu de rénion était une maison particulière et cela jusqu’au 3ème siècle. La notion du sacrifice n’est pas encore apparue. La table où se répétait la dernière cène n’avait pas encore de caractère sacré.
Ce n’est qu’au 4ème siècle que l’église devient la maison de Dieu , un sanctuaire.
Les chrétiens célèbrent alors le culte des martyrs et l’endroit de leur sépulture devient sacrée, à l’image du tombeau du Christ à Jérusalem. La pierre tombale deviendra l’autel . C’est ainsi qu’à Rome les basiliques de Saint Pierre, Saint Paul, Saint Laurent seront bâties sur l’endroit où les Saint ss ont subi leur martyr. On portera également ,là où elles n’y sont pas , les reliques des saints, sur lesquelles seront élevés les autels.
Comme dans l’antiquité les baldaquins recouvraient les représentations des dieux, l’église chrétienne pose sur l’autel du sacrifice un édicule. La signification honorifique du ciborium s’exprimera aussi sur les fonds baptismaux, les autres lieux de culte comme dans les croyances chtoniennes lorsque le tholos recouvrait la tombe du héros. De cette fconstruction antique il prendra la forme, en miniature.
Quelques uns des plus beaux et plus antiques cyboriums
Sovana (Toscane) et San Leo (Marches)
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Saint Ambroise (Milan)
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Saint Jean in Latella (Rome) |
Bolsena (Latium)
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Lecco (Lombardie)
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Bari (Pouilles)
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Canino (Toscane)
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Les Nymphées
Tout ce qui fut antre ou grotte dans les cultes chtoniens devint niches ou mithra sous les Romains, mais aussi crypte dans nos églises ou grottes pour les romites.
Les nymphées autrefois construits en hommage aux déesses des bois sacrés devinrent éléments d'architecture.
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la grotte Nymphée de Syracuse
à Rome le nymphée de la nymphe Egérie 
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La grotte est encore liée au culte
 A Pompei le nymphée devient ornemental 
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Ici le dessin du Nymphée de la villa de Cicéron
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Hautecoeur (2)
Baptistères et Mausolées
Les baptistères chrétiens ont emprunté la forme circulaire des tholos (édifices cylindriques en hommage aux héros) ils furent d'abord des mayrtiriums en conservant la meme forme, mélant le culte antique des morts et celui di premiers martyrs de l'Eglise. En effet , le baptème était donné dans les lieux de réunion des premiers chrétiens , souvent les catacombes. Devant utiliser l'immersion totale du néo chrétien , et reprenant ainsi le rite de la lavatio , la proximité des therme fut utile et avec elle les formes des natatio qui furent répétées.
Les mausolées des empereurs romains ont continué à inspirer les architectes
C'est celui de Teodorico à Ravenne, c'est celui de Sainte Constance à Rome, ce dernier ayant été d'abord un baptistère.
Les baptistères de Rome ont repris la forme circulaire des premiers monuments paléochrétiens: celui de Saint Jean de Latran et celui cité de Sainte Constance
A la charnière de cette évolution symbolique et architecturale du cercle et du dôme , il est bon de noter que certains édifices présents en Algérie en sont l’illustration. Avant tout le splendide Tombeau (dit) de
la Chrétienne du 3ème siècle A.JC , près de Tipasa .

Louis Hautecoeur 1
La pérennité des formes de l’architecture n’est pas un hasard. La coupole de nos églises n’est pas née spontanément . Un très beau livre de Louis Hautecoeur Mystique et architecture. Symbolisme du cercle et de la coupole retrace les origines des formes, qui nous sont familières.
Comment de l'expression des cultes chtoniens ( tout ce qui se rapporte aux divinités de la Terre, de la nature , du cycle de la vie , celles qui ont donné vie aux dieux celestes du Pantheon grec et romain ) on arrive aux constructions des premiers édifices chrétiens et à la continuité des symboles dans l'architecture religieuse ? C’est le parcours que nous offre le passionnant récit de Hautecoeur, éminent professeur des Beaux Arts mais aussi célèbre Conservateur du Louvre et Secrétaire Perpétuel de l'Académie des Beaux Arts.
L'architecture chrétienne a emprunté tout naturellement la typologie romaine de la voute celeste dans ses domes, que l'on trouve dans les temples et dans les monuments funéraires, car ils sont à la fois l'hommage aux dieux, (voir le Pantheon de Rome) et l'hommage aux héros (l'héréion grec
mais aussi les tombes des empereurs, à la fois dieux et héros s'il en
fût (mausolée d'Auguste et celui de Hadrien à Rome, ce dernier devenu le Chateau Saint Ange).
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